Less is more pour beauty addicte… possible or not? (réduction des déchets dans la salle de bains)

Less is more pour beauty addicte… possible or not? (réduction des déchets dans la salle de bains)

A moins de vivre dans une grotte (et donc de ne pas avoir besoin de produits de consommation courante !), on voit bien qu’il existe aujourd’hui une tendance bien présente à fustiger le plastique et le sur-emballage où qu’il se trouve… Et en matière de cosmétiques, on n’échappe pas à la tendance : là où de belles marques proposaient déjà des emballages en verre (et donc recyclable), de plus en plus de marques proposent des emballages minimalistes ne nécessitant pas d’ajout de carton ou plastique… lush sans emballageLa marque Lush, déjà pionnière dans les cosmétiques solides, a d’ailleurs lancé un magasin entièrement sans emballage (perso, la marque Lush, je n’y ai pas mis un pied depuis une éternité et à part quelques produits, je n’ai jamais vraiment accroché au concept, bien que la marque se réclame naturelle, je trouvais les couleurs et odeurs parfois trop artificielles mais c’est un autre débat*). Mais est-ce pour autant suffisant? Zero Waste estime à – tenez-vous bien ! – à 120 milliards le nombre d’unités d’emballage produites uniquement par l’industrie cosmétique ! E-NOR-ME ! Certains de ces emballages sont recyclables, mais dans les faits, il s’avère qu’un grand nombre de personnes ne trient pas ce genre de déchets (une étude britannique lancée par Garnier a montré que 56% des britanniques ne triaient pas les déchets de salle de bain, pour des raisons de praticité). La marque Ren Skincare a lancé l’an dernier des flacons recyclables et recyclés (l’un n’impliquant pas forcément l’autre et vice-versa !)…renskincare flacon recyclable recycle

Et maintenant, j’ai vu que des marques se lançaient dans le « vrac » : comprenez le resourçable/refillable, un peu sur le principe des flacons de parfums Mugler que l’on remplit à la source (d’ailleurs, y-a-t-il des aficionados de Mugler qui remplissent leurs essences à la pompe directement? Je n’ai jamais testé, mais je trouve ça super bien fichu !)

Eh bien j’ai découvert au gré de pérégrinations de lecture de presse via un article dans Les echos qu’une marque française – Cozie c’est son nom – avait lancé le concept de cosmétiques zéro déchet. Cozie pour Cosmétiques Objectif Zéro Impact Environnemental. En gros, on achète un flacon que l’on remplit ensuite dans son point de vente grâce à une machine (la DoZeuse) qui permet de se servir et d’acheter la juste dose souhaitée. Sur le même principe aujourd’hui qu’avec l’huile d’olive (pour ma part, j’achète en vrac mon huile…).CoZie

Alors le concept, je trouve ça très bien : il existe pour le moment plusieurs références de crème visage et corps  ainsi qu’un gommage et une huile, un déo, une crème mains et un démaquillant, ce qui constitue, on va dire, une très bonne base.

Dans les faits, suis-je prête à adopter ce mode de consommation? Hélas non et pour plusieurs raisons : j’avoue être encore séduite par des packagings attirants (et c’est franchement tout de même un « piège ») et aimer le changement. Je ne suis pas forcément fidèle tout au long de l’année à un produit en particulier… J’aime le changement de textures, de parfums, de marques, bref, j’ai besoin de diversité en matière de cosmétiques… Et j’ai encore en moins le plaisir de la découverte…

Néanmoins, je pense qu’ils peuvent trouver leur public… Certaines femmes aiment prendre soin de leur peau mais de façon minimaliste, sans s’encombrer d’une multitude de produits…

emballage cosmetique

Et vous, ce concept, ça vous inspire quoi?

D’ailleurs, en matière de réduction de déchets… vous faites quoi? Si on se partageait nos idées…. Moi je suis passée au lingettes démaquillantes lavables, c’est quand même un grand pas en terme de déchets… J’essaye d’éviter le suremballage, mais de nombreuses marques produisent encore dans des packagings emballés dans du carton…. Je suis sans doute plus dans la démarche sur le plan de l’alimentaire, où j’achète beaucoup en vrac et bio… et puis j’essaye de ne pas gaspiller l’eau mais cela est déjà un combat de très longue date ! Petit à petit, le colibri fait son nid, et vous?

carres demaquillants tendances d'emma

* d’ailleurs, à ce sujet, Lush proposait, à une époque – je ne sais pas si c’est toujours le cas – des produits genre bombes de bain contenant des paillettes – de quoi sont faites ces paillettes? Quand on sait que certaines peuvent être faites de matière plastique, il y a là peut-être une certaine incohérence?

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17 commentaires pour “Less is more pour beauty addicte… possible or not? (réduction des déchets dans la salle de bains)”

  1. C’est tout à ton honneur, de faire des efforts.
    J’essaie moi aussi de faire des efforts de ce point de vue là. je suis apssée aux savons solides, que je fais moi même, ça limite déjà la quantité astronomique de bouteilles de gel de douche achetées et jetées …
    Je fais une partie de mes cosmétiques moi même, mais c’est pareil, on se fait vite avoir par les sirènes du marketing : le diy étant à la mode, les marques jouent dessus. Concernant le coton, j ai acheté ce qu’il faut pour faire mes lingettes démaquillantes/nettoyantes mais je n’ai aps encore sauté le pas…
    Concernant Cozie, ça pourrait me tenter, si tant est que ma peau y trouve son compte… ( ce qui est rare).
    Après l’important ce serait que chacun fasse sa part. Baby steps …

    1. pour le concept de crème en vrac, c’est tout le souci : réussir à s’adapter au plus grand nombre… pas simple à mon avis ! C’est cool de faire soi même ses cosmétiques… l’idée me tentait, mais il faut pouvoir stocker les ingrédients en attendant de refaire sa crème, car j’imagine que tu achètes du vrac d’ingrédients?

      1. J’achète au plus, en vrac, mais pour l’instant, on a encore pas mal de fournisseurs qui te pondent des conditionnements plastique (que je reutilise pour mettre les crèmes que je fabrique ^^)
        Après j’utilise des huiles que j’utilise aussi en cuisine (noisette, noix notamment) sinon, vu que je fais des savons, ca passe aisément en savons.
        Le seul véritable problème c’est les ingrédients aqueux, parce que eux se conservent vraiment pas longtemps. J’ai résolu le problème en utilisant de l’eau.

        Pour le reste, j’ai des ingrédients huileux et poudreux qui bien conservés, sont utilisables bien après la DLUO…

  2. Bonjour, je passe au plus propre comme le dit si bien ma gazelle. En produit ménager vinaigre blanc et bicarbonade. Ensuite on passe au bio petit a petit pour les soins, shampoings et gels douches ou savon. Les lingettes en tissus sont adoptées. Essuis tout lavable c est en projet. Mais les jolis flacons sont si tentant… Je passe au vrac petit a petit mais il faut investir dans des bocaux… Je recycle le plus possible. Mais le sur emballage on a du mal pour certains articles dans les hypetmarchés. Je pense y arriver petit a petit…

    1. il faut se dire qu’on fait au mieux, sans se mettre la pression… j’ai remarqué, de notre côté, qu’en changeant notre mode de consommation, on avait considérablement réduit nos déchets : mais je me demande comment font les familles zero déchet qui produisent juste l’équivalent d’un pot de confiture de déchet par an ! c’est OUF quand même !

  3. Hello !
    Tu as déjà bien avancé dans ta démarche de réduction des déchets… Pour ma part, je suis passée récemment aux lingettes lavables de même marque que les tiennes (en bambou, extrêmement agréables, je trouve) après avoir adopté le vinaigre blanc et le bicarbonate pour à peu près tout à la maison, et l’acide citrique pour les toilettes. Mon mari est passé aux savons solides ; je termine mon stock de gel douches et ferai probablement de même. Je fabrique certains produits de beauté que je garde dans d’anciens contenants de produits beauté en verre (shampoing sec, huile quotidienne visage…), à base de produits que j’utilise aussi autrement : poudres naturelles pour masques capillaires, huile de coco multi-usage. Et en dehors de la salle de bains, j’essaie d’acheter le plus de chose possibles en vrac bio, que je conserve dans des bocaux en verre. J’aimerais me passer d’essuie-tout, c’est la prochaine étape !

    1. Pour le savon, j’ai un irréductible à la maison, qui a toujours aimé les savons solides : on les achète l’été quand on descend en Provence ! De mon côté, je ne suis pas hyper séduite par le savon, sauf peut-être quelques uns, après tout, j’utilisais ça quand j’étais chez mes parents : j’aime bien le savon Dove ou la marque Donge à l’amande (son odeur me rappelle des souvenirs) et j’aimais aussi – plaisir coupable – le savon Cleopatra, non mais, je ne sais pas s’il existe encore, il faudrait que je réessaye ! J’avais aussi le savon Fa en forme de vague, bleu ou vert, je ne sais pas si ça te dit quelque chose : une fois, j’en ai trouvé chez Kruidvat, je crois… bon, déjà il faudrait que je termine les différents gels douches ou miniatures de gel douche que j’ai en stock… je suis trop tentée par certaines nouveautés… en revanche, côté savon, je n’ai jamais accroché avec Lush !

  4. La crème en vrac je me pose des questions sur la conservation…
    Les magasins ne feraient peut-être pas de suremballage si les gens ne touchaient pas aux produits ? ça me rassure plutôt de voir que mon flacon est intact
    j’ai un petit sac derrière la porte de ma sdb où je mets les flacons vides à recycler
    ne pas laisser couler-l’eau, c’est un minimum, économique au moins !
    pour te consoler, j’avais lu une étude qui disait que les emballages en verre, beaucoup plus lourds, nécessitent beaucoup plus d’énergie pour leur transport. et le verre se casse, pas le plastique, d’où des pertes de produit ; le bilan du plastique n’est pas si décourageant !

    1. Pour la crème en vrac, je me pose la même question : quid de la conservation… Pour le plastique, le souci c’est quand même ces grandes quantités produites… le verre peut tout de même être recyclé… mais bon, en cosméto, il y a assez peu de contenants en verre, trop rare et effectivement trop fragile !

  5. J’essaie aussi de limiter mes déchets dans ma salle de bains. Déjà en achetant beaucoup moins de produits et que l’essentiel. J’ai depuis longtemps arrêté d’avoir 3000 rouges à lèvres, 40 crèmes et 10 blushes alors que je mets toujours les mêmes… Pour moi, ça passe avant tout par là : arrêter le gaspillage et la surconsommation et garder l’essentiel.
    Pour le zéro déchet, j’avoue que je fais mon shampoing solide moi-même et j’ai aussi les lingettes en bambou des Tendances d’Emma. Et en gel douche, je prends des gros contenants. Après, j’essaie d’acheter des marques éthiques et/ou bio de préférence, mais y a toujours certaines marques chouchoutes qui reviennent quand même !

    1. Je n’ai pas encore été séduite par le shampooing solide… pour les gros contenants, j’en ai déjà eu, mais ça me lasse 🙁 sinon, j’avais bien aimé l’atelier chez Mademoiselle Biloba où l’on avait fait certains cosmétiques seules, mais je ne sais pas si je serai prête à le faire chez moi (plus pour le produit vaisselle, ça, ça m’attirerait sans doute davantage !)

  6. je fais attention aussi , mais pareil je ne suis pas fidèle aux marques j’aime changer , souvent je craque à cause de l’emballage , par contre je limite :inutile de remettre dans un sachet alors que j’ai un grand sac !
    ensuite à la campagne pas facile si il faut faire 70 kms pour trouver le magasin ce n’est pas la peine , en plus les produits sont souvent plus couteux .
    dans ma petite ville il y a un magasin :  » l ‘ instant présent  » qui se démarque ainsi par des marques bio et peut etre bientot du rechargeable .

    1. je refuse quasi systématiquement les sachets quand ils me sont proposés… j’essaye de ne jamais oublié mes sacs 🙂 c’est vrai qu’en ville, on trouve plus facilement certaines choses : étant une « urbaine » de coeur, j’y vois plein d’avantages (je crois que j’aurai même « peur » d’être isolée en campagne… j’aime vivre dans un environnement où je croise du monde, pouvoir faire mes courses rapidement, tout près de chez moi, etc…. mais je comprends le calme que cherchent les gens qui vivent à la campagne

  7. j’ ai aussi diminué (vraiment beaucoup ) le sopalin et le papier alu . facile de ressortir les serviettes en tissu.de mettre les aliments dans des boites ou de couvrir au frigo avec une assiette .

    1. J’ai vu un tuto sur le net pour faire un genre de cellophane pour mettre ses aliments au frigo… perso, j’ai acheté plusieurs contenants en verre et je mets au frigo dedans… l’alu c’est occasionnel et l’essuis tout, j’en ai au cas où, ça sert quand même parfois ! Et j’ai aussi les serviettes en tissu of course !

  8. Merci, pour avoir partagé cette réflexion et ces nouveautés. Je trouve le packaging de Ren convaincant alors que j’avais acheté et utilisé le shampooing anti-pelliculaire Head & Shoulders dont le flacon était en plastique collecté sur les plages et recyclé. Une démarche Développement durable, en phase avec la protection active de la planète, mais peu esthétique. En effet, le flacon était d’un gris sinistre… Less is more … peut être beau et bien pour la planète !

    1. ah oui j’ai entendu parler de Head and Shoulders : bonne initiative, mais si c’est pas très joli, faut qu’ils fassent des efforts pour être plus vendables (c’est le nerf de la guerre !). Ren est non seulement une belle marque côté packaging, mais avec des formules clean, bref, top sur toute la ligne… pour Head and Shoulder, je n’ai pas du mettre ce shampooing depuis l’adolescence, époque où je faisais acheter un shampooing différent à ma mère à chaque fois que j’en terminais un (mon préféré reste un shampooing d’une marque qui n’existe plus – je crois – à la pomme…. une bouteille presque verte fluo qui devait être bien chimique côté composition 😀

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