MISCELLANÉES #47

MISCELLANÉES #47

Plusieurs WE se sont succédés et je ne suis pas venue faire mes miscellanées alors que j’avais quelques petits trucs à vous dire… vous parler d’émissions de TV que j’avais vues, de trucs sympas et puis le temps est passé et on est passé à autre chose…

Cette semaine n’a pas été la grande forme pour moi : baisse de tension en début de semaine, j’étais HS de chez HS (pas pris de vacances depuis un moment, la fatigue se ressent), vie de maman à gérer (je suis souvent seule avec les enfants les trois premiers jours de la semaine, mon mari bossant en région parisienne, c’est pas toujours facile de tout assumer – chapeau à celles qui gèrent tout !), grosse remise en question en milieu de semaine (le ras-le-bol se fait sentir)… mais j’ai repris le « contrôle », façon de parler, je me suis ressaisie pour réussir à faire ce que j’avais à faire – pas le choix…. J’avais très envie de tout abandonner, tout, le boulot, le blog, la vie, de démissionner de tout, d’aller me terrer au fin fond de je ne sais pas où, mais y’a pas, quand il faut y aller, faut y aller (je parle comme une vieille dame 🙂

Mercredi j’ai profité de cette magnifique journée printanière pour prendre un « bain de soleil » en accompagnant les enfants au parc, ça m’a fait un bien fou…

J’ai eu un blocage « boulot », un truc qui n’arrive heureusement pas souvent, mais j’étais complètement incapable d’écrire, d’agir, de faire ce qu’il fallait pour avancer : j’ai finis par m’isoler complètement pour « repartir comme en 40 » (ces expressions, quand même !) et j’ai réussi à travailler en finissant ma semaine sur les « chapeaux de roue », rattrapant le retard que j’avais pris à ne pas réussir à bosser….

Forcément, dans ces moments-là, je remets TOUT en question : le boulot, la famille, les amis, la vie en général, je me dis que rien ne va et que je sers à rien et que tout le monde s’en fout (y’a une part de vérité – super positive, la fille !).

Et puis aujourd’hui, je m’en fous (je suis bipolaire, non?) : non en fait, je ne m’en fous pas, mais j’ai bien réfléchi dans un bain réconfortant que j’ai pris un soir, pour me détendre, j’étais au bout du bout… et je me suis dis que de toutes manières, y’a pas, faut avancer, je ne manquerai pas à grand monde, mais je manquerai à certains (je suis d’humeur vachement gaie et positive, z’avez remarqué?)…. J’essaye d’apprendre à ne plus attendre des autres, et ça, clairement, c’est difficile… Exister pour soi, avant toute chose…

alf

Là, au moment où je vous écris, je reviens de chez ma maman avec qui j’ai passé l’aprèm’, ça m’a reboosté, alors que nos relations ont parfois été compliquées… l’apaisement… Tout arrive…

Alors pourquoi pas dans le quotidien? Aller de l’avant, je sais faire, ce n’est pas la première fois, mais j’avoue que je continue, encore et toujours à me poser des questions (une bonne psychanalyse…) mais j’avance…

J’aimerai franchir certaines barrières, mais il me faudrait du temps, qui me fait défaut… encore… j’ai des projets mais je n’arrive pas à franchir le pas, je ne sais pas ce qui me freine…la peur de ne pas y arriver de perdre mon temps. Et alors? Qui me lira, ici, quand j’écris ces mots? On ne vient pas sur un blog pour lire quelqu’un qui se plaint, qui s’interroge, qui n’est pas motivée, qui a envie de se terrer dans un trou. J’ai l’impression de saouler celles et ceux à qui j’aurai envie de me confier, alors je ne le fais pas, puis je craque. Je cherche parfois une oreille attentive, sans la trouver, pas toujours facile de bosser seule chez soi…. mais malgré tout, comme me l’a dit récemment une amie qui répondait à mon ras-le-bol, j’ai la chance de travailler chez moi, avec certes, ses inconvénients, mais aussi ses avantages et il faut voir le verre à moitié plein, pas le vide. Alors je m’accroche, je continue… J’aimerai voir plus souvent certaines de mes amies – pas de bol, elles n’habitent pas sur Lille ou proche de Lille, ce qui rend les rencontres moins faciles… Bref.

Je vais terminer ici ce post très spontané, sûrement très chiant, qui n’a rien à faire ici, « but who cares? » après tout, j’écris ce blog avant tout parce que j’aime ça, écrire, et que j’aimerai être lue… peut-être que quelqu’un me lire, me dira qu’il est encore là, et ça, ça m’aidera un peu, beaucoup. Peut-être qu’au contraire personne ne sera là pour lire mes états d’âme, car c’est bien de ça qu’il s’agit, et je sombrerai (comment ce mot peut-il être aussi proche du sombréro alors que ce couvre-chef représente quelque chose de solaire, de festif, de gai? rien à voir). Bref – STOP. J’arrête de vous filer la nausée, j’arrête, promis. J’avais envie de coucher tout ça, ici c’est mon espace… je suis comme ça….

Et là, je repars avec des idées en tête….

Allez, stop, j’arrête. Point final. Je ne me relis pas, ça sera du brut de décoffrage. Désolée pour vous. Et après, on repart comme en 40 (cette expression, non mais…)

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13 commentaires pour “MISCELLANÉES #47”

  1. C’est marrant, j’ai un peu cette même sensation en ce moment : cette envie de tout plaquer, mais sans savoir réellement pour quoi, parce que y a pas réellement d’autres options. Et au final, comme y a quand même des gens avec qui je bosse qui comptent sur moi, je fais un pas, bon gré mal gré, et par habitude, les autres s’enchainent. Bon, je t’avouerai que cela n’aide pas ma santé mentale, hein…
    Je crois même avoir sortie à ma – désormais – responsable : « en fait là, je me supporte plus trop, alors je comprends qu’on puisse avoir du mal avec moi…  » (Comment se saborder professionnellement en deux secondes chrono )
    Au final, je crois que ce genre de pensées est assez commune, parce qu’on a tous, quelle que soit la configuration du foyer, tendance à se laisser avaler par la routine, et à oublier de garder du temps pour faire les petites choses, parfois anodines, qui nous aident et nous font sourire et prendre un bol d’air au quotidien.
    Bref, ça va pas t’aider beaucoup, mais rassure toi (ou pas ): tu n’es pas la seule à devoir parfois défoncer les murs pour ne serait-ce que reprendre le quotidien.

  2. Moi aussi, pas plus tard que cette semaine, avoir l’impression que ma vie ne rime à rien. Envie de tout larguer, douter de tout, moi, conjoint, ma vie, bref…
    Je crois que la quarantaine n’est pas la période la plus simple de la vie, la fatigue aidant (ou pas en fait !) et on a envie de tout larguer.
    Parfois je rêve de partir loin, une sorte de greve des femmes formidables quoi !

    Mais tout cela ne serait-il pas du au fait que, comme tu le dis  » on avance » ?
    On avance certes mais en laissant des petites choses en suspends et au bout d’un certain temps, le sac est trop lourd.

    Franchement je connais peu de femmes qui ne se soient pas entièrement dévouer à sa famille, en s’oubliant.
    Au bout du compte on se perd, et on en arrive là.

    Courage bichette, moi aussi j’aimerai te voir « en vrai » plus souvent.

  3. Hello
    En effet le moral est au raz des pâquerettes. C’est malheureusement souvent le lot de nombreuses femmes. Nous avons beaucoup de choses à gérer et j’ai bien l’impression que nous sommes programmées génétiquement pour ça. On ne peut pas s’empêcher de faire ça, de s’inquiéter pour ça, etc…
    Faut s’accorder autant que possible des moments à soi pour tenir et se booster. Et se rappeler le sens de nos choix de vie. j’ai bien le sentiment qu’arriver la quarantaine les remises en question ne concernent pas seulement les hommes mais aussi les femmes.
    On est tous à 200% dans notre quotidien à gérer le quotidien et sa routine. C’est normal d’avoir des coups de mou, des baisses de morale et de vouloir tout envoyer valdinguer. Bon courage ! Et gros bisous. C’est dommage de se trouver aussi loin.

  4. J’ai l’impression que nous sommes nombreuses à ressentir par moments ce que tu décris avec tant d’humour et de spontanéité ! En arriver quasiment à tout remettre en cause et puis repartir comme en 40 (je le dis souvent, moi aussi), sans trop savoir pourquoi… Pas de remède magique à te proposer mais j’ai lu ton post avec intérêt, comme toujours et je suis sûre que d’autres le feront, rassure-toi ! Haut les cœurs et les sombreros !

  5. C est extrêmement l etat dans lequel je suis depuis un moment « le raz le bol » comme je dis souvent à mes enfants et mari » j absorde plus  » j essaye de me remonter en me disant « y a plus à plaindre que moi » mais j y arrive PLUS je ne trouve plus d interets et d envie c est peut etre l age (rappelle toi moi j en 40 +……) ou la période hivernale je sais pas alors j aspire les beaux jours tu sais ce que je pense de tes écrits alors continue

  6. Eh bien tu n’es pas seule ! Moi aussi en ce moment j’ai ce ras le bol, envie de tout plaquer, me dire que tout le monde s’en fou de moi, etc ! Allez, il faut s’accrocher et le ciel redeviendra bleu pour un temps. On ne peut pas empêcher les nuages de venir nous embêter de temps à autres pour pimenter un peu la vie !

  7. oh là là ! c’est quoi çà ? mais enfin regardez autour de vous ; il y a bien « plus pire » (ce que dit l’un de mes petits).
    manque de chaud et de soleil !

  8. Il te faut un dérivatif on dirait… une soirée cinéma-dîner, un nouveau blush, un livre de poèmes, une balade dans les boutiques parisiennes… (je sais qu’il y a des boutiques à Lille mais pas les mêmes, ça te changerait…) Courage !

  9. oh ma pauvre, ça n’a pas l’air d’aller très fort : même si comme te le fait remarquer une lectrice, il y en a certainement chez qui ça va plus mal, je déteste cette idée de ne pas accepter qu’une personne ne va pas bien sous prétexte qu’elle a tout et qu’il a toujours pire qu’elle. On n’est pas dans ta tête, on ne peut donc pas savoir ce qui se passe, si c’est pire ou moins fort que ce que peut ressentir quelqu’un (il y a toujours plus mal que soi, si on cherche !) mais ça ne rend pas ton ressenti moins important… ce n’est pas parce qu’on souffre pour une raison X ou Y qu’il faut se dire qu’il y en a qui souffrent plus, ça n’atténuera pas ta douleur. Si tu as besoin de parler et tu le fais ici, profites-en si ça te fait du bien, mais n’écoute pas celles et ceux qui te disent qu’il faut ouvrir les yeux, que d’autres sont de pires situations que les tiennes. Amenuiser la situation ne te fera pas sentir mieux. Je pars du principe que toute douleur doit être entendue, pas amenuisée, on n’est pas en toi pour ressentir ce que TOI tu ressens.
    Maintenant, je te souhaite de réussir à te relever de ce mal être et je t’embrasse en espérant continuer de te lire ici

    1. Ton message est tout à fait juste Deborah, enfin, je trouve 🙂
      Il y a toujours pire, et alors ? Cette injonction à positiver, à relativiser… merde, quoi !
      (Que dire de ceux qui ne « veulent s’entourer de personnes négatives »… WOKAY merci, sympa ce « dvpt perso » qui met les gens à distance n’est-ce pas !)
      Tu as un coup de mou, des gens te manquent, c’est bien de le dire… c’est bien de te lire.
      Je regrette de ne pas être plus près de Lille.
      (Allez j’ose… Mars et ça repart ? * pardon** 😉 )
      A toute sur insta ! 🙂

  10. encore moi : je commence en série après avoir lu tes derniers articles… pas très gai tout ça, j’espère que tu vas mieux ! comme le disent les autres lectrices, on est toutes confrontées à ça, un jour ou l’autre… on gère beaucoup de choses en tant que femme, ses enfants, parfois ses parents (je sais que tu en avais parlé à l’époque de ton papa), et on finit par ne plus savoir où on en est ni où est sa place… je te souhaite de faire la paix avec tes tourments, prends soin de toi, repose toi, change toi les idées, lis (je sais que tu aimes tellement ça) et continue d’écrire si ça te fait du bien ! On a le droit d’aller moins bien parfois, rassure toi !

  11. Ce n’est pas toujours facile de jongler entre vie de famille, travail… On a tendance à s’oublier un peu dans la foulée.
    L’hiver a été rude, je suis aussi fatiguée, boulot, enfant, maison…je me sens un peu dépassée en ce moment mais je m’accorde quelques moment pour moi et ça me recharge alors je lâche un peu de leste et ça repart comme en 40. Foutue Pression!
    Passe un bon week-end, bisettes

  12. oh j’ai loupé ce post plein de nostalgie et tristounet !
    j’espère de tout coeur et très sincèrement je t’assure que au moment où tu liras ces lignes, çà ira mieux et que tout sera reparti comme en 40 (ces expressions tout de même !)
    nous avons eu un samedi ensoleillé en région parisienne et dès demain la pluie et le vent reviennent !
    en espérant que dans ta région « nordique » il y ait un peu de soleil
    à tout bientôt j’espère

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