MISCELLANÉES #60 : l’après-confinement

MISCELLANÉES #60 : l’après-confinement

Demain, c’est le jour J, celui que beaucoup de monde attend. Le jour du déconfinement. On se croirait dans un film catastrophe avec une happy end. Tu sais, celui où le soleil brille après 100 jours de catastrophe naturelle, etc… Bruce Willis est là, derrière ta porte ! Bon, trêve d’idioties…

Eh bien je vais vous dire, je dois être bizarre, mais je n’attends pas ce jour avec impatience. Déjà, je dois dire que bien des gens ont entendu ce qu’ils voulaient quand ils ont entendu la date du 11 mai. Ce n’est pas la fin de tout cet épisode sanitaire. C’est plutôt le début d’une nouvelle étape : ce sont les mots, je crois du Président ou du Premier Ministre, mais surtout de pas mal de scientifiques… Et à titre perso, ce demain ne marquera pas un pas énorme dans ma vie. Je ne ferai pas de grande fête (oui, j’ai lu que certains allaient en faire une !) et à part un RDV extérieur à assurer pour ma fille, ça ne changera rien avec avant-hier.

J’avoue avoir eu une sensation bizarre quand le Président avait annoncé le confinement, cette sensation de vivre un moment historique, quelque chose d’inouï nous frappait et c’était bel et bien le cas.

Les premiers jours, après un sentiment de torpeur, il a bien fallu se remettre à travailler – le fait de travailler à la maison est sans doute grandement en cause dans le fait que confinement ou déconfinement ne changent pas totalement la donne pour moi, je suis habituée du télétravail. J’ai continué à travailler à peu près comme d’habitude, avec bien sûr moins de sorties (mais beaucoup d’interviews se font par téléphone) et bien sûr, tout le monde à la maison. Mais c’était pour tout le monde pareil. J’ai vu émerger de nouveaux modes de communication, qui étaient jusqu’alors assez peu répandus dans le métier… A la maison, eh bien, on a géré : on était H24 ensemble et globalement, ça s’est bien passé, je ne me plains pas. Pour les visites, oui, on a dû arrêter de voir nos proches, mais le téléphone ça existe…

Bien sûr, nos libertés ont été mises à mal, sans doute pour un bien collectif – j’ose l’espérer et y croire – mais au final, quand j’ai entendu parler de guerre, je me dis qu’elle était tout de même pas si terrible, si nous respections le confinement et que nous avions la chance d’être en bonne santé. Bien sûr, nous étions privés de voir nos proches, et c’est pesant, mais des solutions peuvent être trouvées. Nous recentrant au final sur ce qui compte. Et puis on avait tout de même la possibilité d’aller prendre l’air une heure par jour si on le voulait, avouons, y’a pire. Et nous bénéficions aujourd’hui de nombreux moyens de communication (je bénis cette époque, je n’ose imaginer si cette pandémie était arrivée alors que nous étions ado, dans les années 90 !).

Au gré de mes sorties dans un rayon d’un kilomètre/une heure.

Au final, je m’interroge sur avant et sur demain : ah oui, demain, je pourrai sortir sans attestation de sortie, YOUPI ! Je pourrais marcher plus d’une heure si bon me semble, un peu plus loin que mon rayon d’un kilomètre et sans doute retourner dans certains commerces. Mais au final, j’ai eu l’essentiel pendant ces deux mois. Je n’ai manqué de rien – vraiment : j’ai pu voir ma mère en visio et être assurée qu’elle allait bien – et l’essentiel est là. J’étais avec mon mari et mes enfants, j’ai appelé les autres membres de ma famille très souvent, mes amies proches (ou en discutant avec elles sur Facebook), etc… J’ai mangé à ma faim, j’ai lu comme je pouvais, j’ai continué à m’informer.

Je vous l’ai déjà dit, la chose que j’ai envie de faire, c’est d’aller voir ma mère : pour le reste, oui, je pourrai éventuellement retourner aller chercher des gourmandises à plus d’un kilomètre de chez moi, mais est-ce essentiel? Je pourrais aller en librairie, et je pense le faire dans les prochaines semaines, mais au final, je me suis bien débrouillée sans acheter de livres : en tant que « grosse » consommatrice de livres, j’ai toujours de quoi faire ! Au pire, je relis (et j’ai d’ailleurs relu !)… Renouer avec ma fleuriste, oui, j’en ai envie aussi et c’est vrai qu’un petit bouquet pendant ce confinement m’a fait très plaisir… comme de m’occuper de mon jardin et bichonner tout ce que j’avais déjà. Mais est-ce indispensable…? Le jardin, oui, pour entretenir l’existant….mais le reste? Même si j’adore les fleurs… ça m’a donné envie de continuer de bichonner encore plus mes plantes (bon, j’avoue, je rêve d’accueillir deux ou trois nouvelles plantes sur ma terrasse….).

Ce confinement m’a recentrée – je dirai plutôt confortée – sur l’essentiel : ne pas consommer outre mesure (la seule consommation que nous avons eue a été celle de nos produits alimentaires et l’on voit que rien du reste ne nous a réellement manqué – exceptions faites des enfants qui ont grandi et qu’il va falloir chausser et habiller)… J’ai cuisiné beaucoup, pour mon plaisir et celui de la famille, j’ai passé beaucoup de coups de fil, discuté à distance, certes, mais ça fait du bien ! J’ai lu (des livres, des magazines (j’ai un abonnement à une plateforme de magazines en ligne, bien pratique pour faire mes revues de presse quotidiennes)), j’ai regardé un peu la TV, mais pas beaucoup plus que d’habitude… je me suis beaucoup informée. Je me suis indignée parfois 🙂

Demain, eh bien, je bosserai, je ferai mon repas et j’irai à un RDV médical pour ma fille, première sortie « officielle » que l’on aura depuis deux mois, puis je continuerai ma journée. La vie va reprendre son cours ou pas? On verra…

Je ne dois pas avoir une vie palpitante : alors certes oui, je n’ai pas un boulot extérieur (je veux dire, je ne bosse pas en bureau ou je ne prends pas les transports pour aller bosser – c’est un choix, pas un privilège!) et forcément, ça change ma vision des choses, mais est-ce que les restos, les bars ou les cinémas m’ont manqués? Non ! Suis-je pour autant casanière? Non ! J’aime vraiment voir du monde, sortir… Tout le monde a été logé à la même enseigne : ce n’est pas comme si on m’avait interdit, à moi, de sortir alors que tout le monde continuait d’en profiter (et d’ailleurs ceux qui n’ont pas été logés à la même enseigne sont ceux qui ont dû continuer à aller au travail en présentiel)… Je comprends ce besoin qu’on a de renouer avec « notre vie » d’avant, mais au final, était-elle faite de choses si indispensables que ça? Il me semble qu’on a réussi à tenir sans. Le plus dur fut pour les relations humaines, tout ce qui est immatériel. Le reste….

Je vois beaucoup de monde – et pas les moins aisés – se lamenter de ne pas pouvoir partir en vacances (j’en connais qui jusque mi-mars espéraient pourvoir partir en vacances en avril) : eh bien je vais vous dire que perso, ça ne me fait quasi rien ! On devait partir à Pâques, au moment de mon anniversaire et anniversaire de mariage, on a (forcément) annulé. Et cet été, on devait même partir pour un beau voyage sur les terres de Pologne – une grande première pour moi, que j’attendais beaucoup – eh bien, on ne le fera pas cette fois-ci (la Pologne n’ouvrira pas ses frontières de si tôt et surtout aux Français, étant donné qu’ils sont protectionnistes et qu’on est en France dans un pays beaucoup touché par la pandémie). Et ce n’est pas grave : on trouvera une solution pour cet été, pour les enfants, soit de dernière minute, pas loin de chez nous (mais je n’y crois pas) soit on voyagera dans notre région, on découvrira ce qu’on ne connaît pas, on en profitera pour faire d’autres choses, on se réinventera. L’essentiel sera toujours notre santé et celle de nos proches. Le reste, c’est du bonus.

Vous devez vous dire que je suis au choix : folle/casanière/privilégiée, je ne sais pas… Cela doit venir de ma situation, professionnelle, familiale, mais pour le reste, je mesure que l’essentiel, je n’en ai jamais manqué… Bien sûr, on n’est pas tous logés à la même enseigne et je mesure que certains vont galérer à la reprise eu boulot, que certains vont sans doute ramer financièrement (pour ma part, je n’ai pas une situation facile avec le chômage partiel, mais je ne suis pas seule…). Et pourtant, je ne sais pas, je me sens comme une privilégiée, sans en être une, je vous l’assure ! Je vis normalement. Quand j’étais enfant, j’ai vécu modestement, vraiment. Aujourd’hui, j’ai un meilleur « train de vie » que celui de mes parents et je mesure ma chance : pour autant, je peux me contenter de ce que j’ai et l’essentiel est là. Bien sûr, je ne vais devenir ermite/ascète/amish (petit clin d’oeil à une copine qui a vu que je portais un chemisier à col victorien cette semaine 🙂 mais finalement, cette « pause » n’avait-elle pas quelque chose de « bénéfique » en quelque sorte? Elle m’a aussi permis de me rendre compte de ce qui est important et de qui compte.

Je vous embrasse, j’espère que vous allez bien et que vous abordez « demain » le plus sereinement possible….

NB : les mamans d’ados, comment allez-vous gérer leur besoin de liberté?

28 commentaires pour “MISCELLANÉES #60 : l’après-confinement”

  1. Franchement qd je te lis je me vois moi ,j’ai les mm peurs ,angoisse,le mm ressentie c’est pkoi çà changera peu de choses pour moi non plus surtout que j’ai un mauvais pressentiment sur ce déconfinement ,je ne sais pas je l’appréhende plus que ces deux mois ds ma bulle confinée

    1. Moi c’est tout comme je ne vais rien changer, continuer mes courses alimentaires grâce au drive, je ne vais pas retourner en boutique etc …il est vrai que c’est plus facile quand on a la chance d’avoir un jardin…mais je suis inquiète, trop de gens voit cette date comme la fin de la pandémie et je crains vraiment une nouvelle vague de contamination…nous ne possédons ni réel traitement, ni vaccin…la partie est loin d’être gagnée !

      1. Je crois qu’il faut malgré tout reprendre nos marques tout en restant prudent : on peut le faire avec des gestes barrières, de toutes façons, faut bien reprendre ! Je me dis que le temps joue en notre faveur, on a tout de même plus de pistes thérapeutiques qu’il y a 4 mois (curatives), pour le vaccin, il faut patienter ! On va y arriver !

    2. Hello ! J’ai entendu qu’effectivement, certaines personnes vivaient plutôt bien le confinement, comme un sentiment de sécurité… Ici, avec mon habitude de travailler chez moi, je n’ai pas « subi » de grosses différences, pour le reste, j’ai essayer de faire au mieux, surtout avec les enfants… l’avenir nous invite à la patience ! Courage !

  2. Salut ! Je suis assez d’accord sur le fait qu’on ne peut pas revenir à la vie d’avant, et que chacun fera comme il veut, mais surtout comme il peut ! Cette pause, comme tu dis, nous a ouvert les yeux sur l’essentiel !

    1. Oui, on fera comme on peut et ça sera parfois dur-dur… certains ont déjà passé des épreuves pendant ce confinement, vivre le deuil, la maladie, le chomage, etc… patience, l’homme est résilient !

  3. Hello,
    J’ai un peu le même sentiment que toi. Je me sens privilégiée par rapport à nos aînés sur un train de vie plus confortable. Néanmoins je ne suis pas mécontente de ne plus avoir à justifier mes sorties pour un oui ou un non. Je tiens énorméemtn à mon indépendance et à ma liberté.
    Et surtout en tant qu’assistante maternelle, j’attendais avec impatience que les parents puissent se projeter sur la garde de leur enfant pour septembre. J’ai deux enfants qui entreront à l’école et il me faut trouver impérativement d’autres enfants pour les remplacer. Donc ça devient vital pour moi que je puisse sortir de ce confinement pour trouver du boulot pour septembre. Et je sais que beaucoup de personnes sont dans une même situation d’inquiétude sur leur travail. Ce n’est pas très agréable et pourvoir réactiver des activités professionnelle créer une dynamique pour que chacun puisse à nouveau vivre et espérer. Donc je suis très heureuse de sortir du confinement bien que nous en ayons bien profiter.
    Aymeric est très heureux de poursuivre en télétravail et aimerait pouvoir pérenniser ce mode de fonctionnement. Yuna est attristée de ne retrouver pleinement ses copines et l’école. Elle se console en sachant qu’elle va reprendre des cours de chant interrompus et débuter des cours de japonais. Elle n’arrêtait pas de dire qu’elle n’aimait pas le confinement. 🙂

    1. Hello ! La situation va revenir à la normale, enfin, progressivement et puis dans une « normalité » nouvelle : je te souhaite de retrouver des petits loulous à garder rapidement ! Patience ! Ce n’est pas une période très simple à traverser, c’est clair…. Bisous

  4. J’aurais pu écrire cet article ! La seule différence entre nous, c’est que je suis en recherche d’emploi depuis longtemps donc pas de boulot pendant et après le confinement, et que du coup, ayant peu de moyens, je suis habituée à ne pas consommer ni aller au resto et autres sorties. Mais je ne m’en suis jamais plainte, car je n’ai jamais manqué de rien (et sans jamais demandé d’aides sociales estimant que d’autres en ont plus besoin).
    Alors comme toi, je vais continuer d’avoir ma vie simple, à profiter de l’essentiel. J’irai sûrement à la librairie moi aussi !

    1. J’ai pensé à des personnes, qui comme toi, étaient sans emploi et aux difficultés que doivent traverser certains foyers ! je te souhaite de tout coeur de retrouver du travail là où tu cherches, même si la période va être compliquée… je ne sais pas dans quel domaine tu travailles, mais je t’assure de tout mon soutien ! Bon courage !

      1. Je te remercie ! C’était déjà compliqué avant alors maintenant…. mes espoirs sont bien minces ! Je suis secrétaire dans n’importe quel domaine (au gré de ce que je trouve, en fait). J’ai tenté une reconversion mais je n’ai pas encore trouvé le nouveau métier de mes rêves (et à 41 ans, je n’ai plus envie de prendre « ce qui vient » sans jamais m’épanouir). Mais je vais continuer de travailler là dessus pour essayer de trouver un métier avec plus de débouchés dans ma région que je n’ai pas envie de quitter (ma belle ville de La Rochelle). Merci pour ton soutien !

        1. Tu vis à côté de la Rochelle, c’est ça? Dans une ville proche? Je te souhaite de trouver : peut-être faire un bilan de compétences si ça n’a pas encore été fait? J’ai des amies qui en ont fait et qui ont trouvé ça très satisfaisant…. L’épanouissement est essentiel dans le travail : mais parfois, on n’a pas toutes les clés : j’ai eu des envies de changement et je n’ai pas abouti à un réel changement… mais la presse n’est pas un milieu très « serein » et je me dis que tout ça, un jour, va s’écrouler… le risque est là, j’ai déjà essuyé plusieurs passages à vide… pas simple !

          1. à 1 km de La Rochelle ! C’est une belle ville mais pour le boulot, c’est galère pour beaucoup de monde. Et c’est de pire en pire car tout le monde vient s’installer là, pis au bout de 6 mois ça se plaint que les loyers sont chers, que c’est dur de trouver un emploi et quasi impossible d’avoir des rv médicaux ! Eh oui, rien que ça !
            Déjà fait un bilan de compétence, mais c’était pas terrible dans la manière de procéder et ça n’a aboutit à rien (et je trouve que les réponses que l’on donne sont orientées sur le résultat que l’on souhaite obtenir !) Mais je vais continuer mes recherches.
            Dans tous les métiers il y a des passages à vide et des difficultés, je pense. Aucun n’est parfait !

  5. Cc je pense comme toi il y en a bcq qui pensent que demain on retrouve notre vie d avant moi j y crois pas il va falloir apprendre à vivre avec le virus et ns en préserver. C est sur que ces 2 mois de confinement nous ont démontre que nous vivions dans la consommation voir la sur consommation. Le tout maintenant est de savoir si on veut continuer à vivre simplement ou de succomber à nos envies insatisfaites depuis 2 mois…

    1. Oui, c’est ça : quand on lit que certains ont « trop hâte » de reconsommer, OK, mais perso, à part pour chausser et habiller les enfants, on va rester calmes 🙂 pas d’urgence ! Et je suis en effet prudente, on va rester à vivre avec ce virus encore quelque temps, le plus court possible, ça serait bien….

  6. C’est marrant j’ai eu une réflexion très sembla, même si beaucoup moins joliment formulée. j’ai travaillé à distance durant tout le confinement, et passé les jours d’ajustements techniques, j’ai même eu plus de travail que d’habitude… Sans jardin, ni terrasse, ni balcon, et étant donné que je vis seule, je n’ai pas parlé (hors les bonjour s’il vous plait, merci aux caissier(e)s et rares autres commerçants) à un être humain en face à face depuis deux mois.
    Bon, je ne suis pas un animal très social de base, ça aide.
    Ma petite soeur, et ma petite filleule m’ont manqué, et même si on pourra pas aller se balader comme on veut, on pourra au moins s’asseoir à la même table pour qu’elles me montrent leurs dernières reussites. Parce que quand même, la visio ne fait pas tout. J’en demande pas plus. Le reste peut attendre.

    Et de toute façon, il me (moi et mes collègues) reste encore pas mal de boulot pour faire face aux effets d’ annonce de nos chers donneurs d’ordre…

    1. J’imagine que le confinement, seule, n’est pas des plus simples, et visiblement, tu as trouvé un (petit) refuge dans le boulot… J’espère que la reprise te sera douce (tu vas continuer de faire du télétravail?). Bon courage !

      1. Honnêtement, oui c’était compliqué, mais moins pire que prévu. Après une grosse crise d’angoisse le jour même du confinement, ça s’est pas si mal passé parce que les amis qui sont proches géographiquement on discute au moins autant en virtuel qu’en réel, et ceux qui sont loin géographiquement, ben justement ils sont loin ^^.

        Je n’ose imaginer comment l’ont vécu qui n’ont pas ma connaissance des nouvelles technologie ou les moyens d avoir un ordinateur, internet, de la visio, ou que sais-je encore …

        Pour le boulot, le pire est à venir je pense. On est en télétravail au moins jusqu’à la fin du mois pour le moment, vu mon corps de métier. Mais mes collègues sont effectivement les gens avec qui je passe usuellement le plus de temps physiquement ( parce que les soirées virtuelles avec les copains j’en faisais déjà avant le confinement ^^ )

  7. Serrer les gens que j’aime dans mes bras me manque, non le téléphone ne suffit pas et tant pis si je passe pour la conasse de service mais tenir mes proches à distance me tue. Si j’ai manqué pendant ces 6 semaines et je fais encore manquer bien trop longtemps .

    1. Hello Karen ! Chacun vit le confinement comme il le peut et je peux comprendre que pour certains, c’est difficile de serrer les gens dans leurs bras : j’ai eu la chance d’être avec mes enfants et mon mari, mon père n’est (heureusement pour lui, sans doute !) plus là (je l’ose imaginer ce que cela aurait été pour lui !) et quant à ma mère, c’était une façon de la protéger et encore aujourd’hui, rien n’est réglé… et pour d’autres personnes proches, c’est aussi compliqué, certains étant même hospitalisés et on ne peut pas aller les voir… ce n’est pas être connasse de dire que tu ne supportes pas de te tenir à distance, c’est humain : et dans l’humain, il y a des variables ! Je retourne voir ma mère jeudi sous multiples précautions, je n’ai pas le choix que de respecter ces mrécautions qui me sont imposés, elle me verra de loin, derrière un masque, ça va être sympa tiens…

    2. Contente que le drive te soit familier maintenant. C’est pratique !
      Passée cette réflexion purement pratique, je suis pour ma part plus réservée. Je ne saurai pas dire si le confinement était difficile ou non. H24 avec ses proches, c’est heureux, rassurant pour eux, pour moi, mais parfois pesant aussi. Je pensais courir chez ma mère après le confinement mais je ressens une grande fatigue, et comme une habituation à cette distance.
      J’ai bien aimé globalement vivre en cocon néanmoins avec mon homme et ma fille.
      Mais aujourd’hui je suis complètement vidée…
      Ce que j’appréhende maintenant c’est la distanciation. Ne plus aller manger avec mon collègue préféré, par exemple. Nous serons des groupes d’isolats, des « sans contacts », c’est froid et très perturbant pour moi.
      Je suis vidée et éteinte.

  8. C’est fou Djahann, j’ai le même retour d’expérience sur le bilan de compétence. Je voulais savoir avec mes connaissances/diplôme/expérience, qu’est- ce que je pourrais faire, et je n’ai pas eu cette réponse.
    Car à la fin, c’est soi-même qui devons répondre à la question, à laquelle on n’avait pas de réponse et c’est pour cela qu’on faisait un bilan de compétence… La réponse que j’ai eu c’est qu’effectivement, j’avais envie de faire quelque chose qui me plaise.

    Je fais parti des privilégiés. J’ai été confiné à 6 (mon mari et mes enfants), dans une maison (certes minuscule) avec un jardin, on s’entend bien (on peut s’isoler ou faire des activités ensemble, même si c’est très exigu), on a de quoi se cultiver (quand le travail pro et scolaire le permettent), et même si moi je ne travaille pas en ce moment (assistante maternelle, entre les suspicions d’être contagieux, l’effectif de la maison, …) mon mari télétravaille, donc on n’a pas eu de souci financier et on a pu donc payer nos factures et manger plus qu’à notre faim.

    Mes peurs, aussi comme les vôtres, une recrudescence de la maladie.

    Après ce déconfinement, soulagée de pouvoir sortir sans contrainte, du moins avec moins de contrainte. Le fait de devoir me balader avec pièce d’identité et attestation, ça pesait, même si je comprends la nécessité. Pouvoir aller faire une vraie balade, j’aurais un peu moins l’impression d’avoir mon tour dans la cour de prison.
    Les plages sont toujours interdites, alors je comprends la nécessité de ne pas tenter les gens à partir en vacances et venir s’entasser sur les plages, mais pour les locaux, pourquoi interdire un espace de balade …

    Après comme tout le monde, le manque de contact me manque. Même si je suis une sauvage et privilégiée.
    Mais je déteste le téléphone, j’ai privilégié l’écrit pendant le confinement.
    Le déconfinement, ce 11 mai, rien ne change trop, le télétravail continue, les cours à la maison aussi. Comme folie, je vais aller jeter les bocaux et bouteilles accumulés, peut-être faire un tour à la déchetterie, si elle ouvre.
    Et si voir un ou deux proches, si les conditions le permettent…

    Courage à tous

  9. J’aurais pu écrire cet article mot pour mot ! A la seule différence que, très égoïstement et futilement j’en conviens, l’incertitude qui plane sur nos projets voyages me dérange…
    Après pour tout le reste, le confinement n’a pas changé grand chose à mon quotidien, c’est sans doute pour cela qu’on l’a très bien vécu à la maison… A tel point que mon mari souhaite poursuivre le télétravail le plus longtemps possible et mon fils ne jure que par l’école à la maison (#FamilleAsociale) ! Bon j’avoue que parfois ma solitude et mon indépendance me manquent un peu, donc ça m’arrangerait qu’il retourne tout de même de temps en temps au bureau et mon fils à l’école 😉
    Sinon j’appréhende davantage le retour de bâton et un confinement plus strict dans les prochaines semaines, alors restons prudents et raisonnables !

    1. Hello ! Quelle honte pour moi d’avoir mis autant de temps à répondre à mes commentaires : j’ai été un peu déconnectée de mon blog ces derniers temps. Il est temps de renouer avec ! J’espère que le temps nous montrera qu’une deuxième vague n’arrivera pas : pour le moment, on dirait que ça va : j’appréhende maintenant l’automne, mais on sera vite au courant si tout ça reprend ! Bisous

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