[Lecture] Et que ne durent les moments doux, de Virginie Grimaldi

[Lecture] Et que ne durent les moments doux, de Virginie Grimaldi

Une lecture que j’ai achevée il y a un moment, mais j’avais envie de vous en parler, car je lis chaque roman de Virginie Grimaldi depuis ses débuts et que celui-ci est sans doute celui où elle a mis le « plus d’elle »… et puis pour vous parler « un peu » de la chronique de France Inter qui s’en est pris à elle dernièrement… Injuste et injustifié.

Synopsis : L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place. L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu. L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.
 
C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Mon avis : une plongée dans le service des grands prémas, mais aussi dans la vie de mamans, l’une dont le bébé est arrivé trop tôt, l’autre qui fait face à l’enfant qui a grandi, qui s’échappe de la maison… Des deux côtés, des femmes, des mères, qui font le deuil d’une situation. C’est, comme souvent, bien décrit, avec humour et sensibilité, ça parle aux gens… et c’est sans doute ce qui nous plait tant chez Virginie Grimaldi.

Que l’émission de France Inter « Le Masque et La Plume » l’ait étrillé car elle était l’auteure la plus lue en France en 2020, mais « s’acharnait à écrire pauvrement en permanence » (chronique plutôt méchante et acerbe à lire ici), j’ai trouvé ça très injuste de leur part, et c’est faire preuve d’une espèce de parisianisme aigu dans lequel on ne lit que des Goncourt ou de prix littéraires et mépriser un monde qui lit. Qu’il lise du Virginie Grimaldi ou du Flaubert, de la BD ou du manga, il lit : le lecteur français lit et Virginie Grimaldi est de celles et ceux qui est le plus lu, le plus vendu. Elle fait partie intégrante du marché du livre et n’en déplaise au Masque et la Plume (qui ne connaissait pas Virginie Grimaldi, on peut donc se poser la question de qui sont ces « chroniqueurs » bien pensants sur les lectures à avoir, mais qui ne connait – soi-disant – pas l’auteure la plus lue de 2020? BREF. On aime (ou pas) Virginie Grimaldi, mais on ne peut pas la dénigrer comme ils l’ont fait. Perso, j’aime beaucoup son écriture, même si je trouve que son dernier opus (dont je vous parle la prochaine fois) m’a semblé moins abouti. Il n’en reste pas moins que « et que ne durent les moments doux », nous fait passer un bon moment et rappelle sans doute aussi à beaucoup de mamans une certaine expérience de la vie !

11 commentaires pour “[Lecture] Et que ne durent les moments doux, de Virginie Grimaldi”

  1. Bonjour
    J avais pris connaissance de cette soi disant critique.
    Je lis tous les Grimaldi, je les dévore même. Elle me fait du bien !
    C’est pour moi une bulle d’air frais dans mon quotidien de femme
    A lire dans moderation

  2. Je ne connaissais pas et ça donne envie de le lire, alors que je ne lis pas du tout ce genre, ou très peu.
    J’ai souvent du mal avec les critiques en général, surtout ceux qui voudraient faire croire qu’il y a des bonnes lectures et des mauvaises… Voir le sketch des Inconnus ça s’applique à tout

  3. J’ai beaucoup aimé ce livre, même si je ne suis pas du tout concernée par le thème de la maternité.
    J’aime la plume de Virginie et je n’ai pas compris la volée de bois vert qu’elle a reçu dans la fameuse chronique. Je conçois que son style léger ne plaise pas à tout le monde, mais de là à la dénigrer et avoir un tel mépris pour ses lecteurs…..
    Je suis en train de lire « les possibles »…. je te dirais ce que j’en ai pensé sous ton prochain article !
    Bonne semaine !

  4. Je crois que c’est mon préféré ! Parce que ce roman me parle, moi la maman de grands prémas et moi la maman qui sent que ses enfants lui échappent déjà un peu.
    J’aime la lecture facile, celle qui me ressemble, celle qui me permet de me détendre après une journée de boulot déjà assez difficile comme ça. Vive Virginie Grimaldi !

  5. Je ne lis pas Grimaldi (enfin je n ai lu que le premier) mais j ai trouvé cette critique très injuste et très méchante ces critiques littéraires qui donnent l impression de tout connaître de tout savoir et surtout qui cherchent à nous imposer leurs choix et leurs idées m insupportent.
    Mme Grimaldi a un grand nombre de lecteurs et rien que pour ça je la respecte et je l admire et ton retour plein d enthousiasme me donne envie de lire ce livre merci pour cet agréable avis

    1. Certains critiques littéraires ont une vision trop étriqués et très/trop – on dira- germanopratine … c’est agaçant… il faut encourager la lecture alors descendre ceux qui vendent et qui font lire est absurde ! Bref 🙂

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